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Synopsis
A l'aube de la retraite, Arthur (E.G. Marshall), décide de
quitter son épouse Eve (Geraldine Page), pour profiter des quelques
années qui lui restent à vivre avec sa maîtresse, Pearl
(Maureen Stapleton). Cette crise met en lumière les problèmes
personnels, parfois comparables, que connaissent au même moment leurs
trois filles, Flyn, Joey et Renata, qui acceptent mal la situation.
Entourée des souvenirs de son bonheur passé, la mère
décide de se noyer dans l'océan voisin.. Sa mort apaise les
esprits et restaure l'unité familiale disparue.
Woody Allen imprime ici une nouvelle orientation à son uvre et
rend hommage au cinéaste qu'il vénère le plus, Ingmar
Bergman, qui réalise à la même époque Sonate
d'automne.
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La critique
Deux, trois plans silencieux d'un intérieur
désert, clair, pesant, ouvrent ce film magistral. Trois femmes
à
la fenêtre d'une demeure vide, en face d'une plage apaisée, le
ferment. Souvent, entre les premières images envoûtantes, et la
dernière, pathétique, une émotion profonde, sourde,
vécue, nous saisit, près des larmes
Une famille vient de vivre un drame. Au seuil de la cinquantaine, un homme,
Arthur, a annoncé brusquement sa décision de briser son
mariage,
de quitter Eve, la femme qu'il aimait. Eve, dont le passé est
constellé d'insatisfactions et de déprimes, accuse le coup,
refuse d'accepter la rupture, replonge dans une dépression
galopante
tandis que ses trois filles cognent contre les quatre murs de
leurs souvenirs et de leur présent d'irrémédiables
angoisses. Elles sont asphyxiées par le sort lamentable de leur
mère, et les difficultés qu'elles ressentent à imposer
leur propre accomplissement
Pour dramatique que soit cette histoire, elle n'en est pas moins
traversée, sans que l'humour en soit exclu, par un souffle permanent
qui
nous fait retenir le nôtre. Intérieurs est un chef-d'uvre.
Des cinéastes de cette trempe-là, il n'en naît pas tous
les
jours.
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