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Avec
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Manhattan 1979
(magnifique) noir et blanc
1h36 Cité à l'Oscar
du meilleur scénario original. Oscar britannique du meilleur
film. César du meilleur film étranger.
Les projections
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Woody
ALLEN
Diane KEATON Mariel HEMINGWAY
Meryl STREEP
Karen ALLEN
Michael MURPHY
Anne BYRNE Tisa FARROW
et
Wallace SHAWN |
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Directeur
de la photo :
Gordon WILLIS Costumes
:
Ralph LAUREN
Musiques
:
George GERSHWIN
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Synopsis
Alors qu'il peine à écrire le début de son
premier livre parmi les gratte-ciels de Manhattan, Isaac Davis (Woody
Allen), auteur de sketches comiques pour la télé, est victime
de
l'angoisse de la page blanche. Deux fois divorcé, il vit avec Tracy
(Mariel Hemingway), une adolescente de dix-sept ans, dont il s'efforce
maladroitement d'être le Pygmalion. A la suite d'un acte
d'idéalisme inutile, il perd son emploi, déménage et vit
une liaison intense - bien que passagère -, avec l'ex-maîtresse
de
son meilleur ami, Mary (Diane Keaton), une new-yorkaise bon teint. Au terme
de
cette passion sans issue, il s'avère impuissant à retenir
Tracy,
qui part s'installer à Londres pour une période de 6
mois
Présenté en sélection officielle, hors
compétition, au Festival de Cannes 1979, Manhattan reste
aujourd'hui encore le plus gros succès public de Woody Allen en France
avec près d'un million d'entrées sur Paris.
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La critique
Au milieu du film, Woody Allen, allongé sur un divan,
épuisé par les complications sentimentalo-sexuelles qu'il n'a
cessé de provoquer, résume la situation : " Des gens de
Manhattan
qui se créent sans cesse des problèmes névrotiques
inutiles pour tenter d'affronter les questions insolubles, plus terrifiantes
encore, concernant l'univers. " Manhattan date de 1979 et,
déjà,
Woody Allen avait une liaison avec une adolescente et son ex-femme
écrivait des horreurs sur lui
Preuve que la vie imite l'art.
Diane
Keaton en intello dépressive et Michael Murphy en amoureux
complètent le portrait de groupe. Un imbroglio Allenissime de
pulsions,
de névroses, de snobisme, de mauvaise foi et de mauvaise conscience.
Brillamment horripilant, un chef-d'uvre d'ironie
autodestructrice. |
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Marie-Noelle Tranchant Figaroscope
juin 1998
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| | Woody Allen a tenu ce pari immense de devenir un comique "
adulte ". Son nom peut s'inscrire désormais auprès de ceux de
Bergman, dont il possède le sens existentiel, et de Fellini, qu'il
égale dans l'autobiographie fabuleuse et citadine : Manhattan
c'est son Roma à lui. | | |
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Robert Benayoun
Le Point décembre 1979
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| | Manhattan c'est une déclaration d'amour tous
azimuts : au jazz, au cinéma d'avant la couleur, aux femmes, à
l'amitié, à l'écriture, et surtout à une ville
que
ce juif new-yorkais, fils du freudisme et du marxisme (tendance Groucho) aime
passionnément
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Pierre Bouteiller
Le quotidien de Paris décembre 1979
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| | Manhattan chavire dans une émotion enchanteresse
quand Woody Allen y redécouvre ce trésor, ce miracle :
l'authenticité d'un sentiment, la vérité de l'amour.
C'est
cela l'humanisme de Woody : l'art lucide, décapant, avec lequel il
nous
décrit des personnages intelligents d'aujourd'hui,
emberlificotés
dans leur modernité, jusqu'à découvrir que rien en vaut
le
sourire ou les larmes d'une femme qui vous aime. | | |
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Pierre Billard
Le Point décembre 1979
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