Avec :
Mia FARROW
Jeff DANIELS
Danny AIELLO
Stéphanie FARROW
Deborah RUSH
Van JOHNSON

Directeur de la photo :
Gordon WILLIS

Musique
supervisée par :
Dick HYMAN

The purple rose of Cairo
1985
couleurs/noir et blanc
1h22
Cité à l'Oscar du meilleur scénario original
César 1986 du meilleur film étranger
Prix de la Critique internationale, Cannes 1985

Les projections

 

 

Synopsis
Etats-Unis, années 30 : la crise. Cécilia (Mia Farrow) s'y débat entre son mari, ivrogne et violent, et des boulots de serveuse. Sa seule évasion, c'est le cinéma du quartier. Cette semaine, une romance "La rose pourpre du Caire", Cécilia s'y précipite et reste pendant plusieurs séances. Soudain, Tom Baxter (Jeff Daniels), l'explorateur héros du film, interrompt sa scène, apostrophe Cécilia pour finalement s'échapper de l'écran, descendre dans la salle et entraîner la jeune femme. Une magnifique histoire d'amour commence. Mais dans la salle rien ne va plus... les autres personnages s'arrêtent de jouer, les spectateurs s'impatientent...

 
 

 

   
 

La critique
Délicieusement interprété par Mia Farrow - quelle merveille, ce gros plan final -, le film est un vrai bijou. En une heure vingt-deux minutes, on nous dit ce que la plupart mettent trois fois plus de temps à n'exprimer qu'à demi. Le cinéma pouvait donc être encore synonyme de subtilité et de poésie... Woody Allen a du génie.

   
 

François Chalais
Le Figaro
mai 1985

     
  Cher Woody Allen, devenu l'égal d'un Keaton ou d'un Lubitsch. De ces maîtres d'antan dont les films ressemblaient à des épures. Auteur éblouissant d'invention et de maîtrise, qui a toujours l'air de se renouveler alors qu'il ne cesse de nous parler de deux ou trois choses, toujours les mêmes : le malheur de vivre et l'amour de la vie, l'angoisse de mourir, l'absence de Dieu... Un dialogue à crier de joie. Une image sublime, transparente comme celle d'Ozu. Le noir et blanc du film dans le film est d'un gris bleuté qui le rend plus beau, plus présent, plus émouvant que la couleur ocre, discrète, de la vie réelle. Ici, c'est la couleur qui est triste. Et la façon dont Tom Baxter se colore ou se décolore, selon qu'il sort ou rentre dans l'écran, nous fait jubiler. Pourquoi ? Ah ça, c'est le mystère des chefs-d'œuvre.
     
 

Claude-Marie Trémois
Télérama
mai 1985

 

     
  Une idée par seconde. A chaque seconde une émotion originale génératrice de rire, de mélancolie et toujours de réflexion. On voudrait retenir l'instant qui passe pour mieux le savourer. Plusieurs visions de La rose pourpre du Caire ne sauraient en épuiser le plaisir. C'est cela un chef-d'œuvre.
     
 

Claude Baignères
Le Figaro
mai 1985

 

     
  Cette réussite parfaite, fut, de très loin, le meilleur film du festival de Cannes. C'est du cinéma fait dans le bonheur et qui rend heureux. Une invention de tous les instants. Et une élégance dans la réalisation qui fait oublier la technique pour le plaisir... Woody Allen avec des moyens apparemment très simples, mais avec une virtuosité de chaque minute, donne une bien belle leçon de spectacle. Le cinéma est, par excellence, l'art de l'illusion et Woody Allen est passé maître en la matière.      
  Robert Chazal
France Soir
mai 1985