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The purple rose of Cairo |
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Synopsis |
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La critique |
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François Chalais
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| Cher Woody Allen, devenu
l'égal d'un Keaton ou d'un Lubitsch. De ces maîtres d'antan dont
les films ressemblaient à des épures. Auteur éblouissant
d'invention et de maîtrise, qui a toujours l'air de se renouveler alors
qu'il ne cesse de nous parler de deux ou trois choses, toujours les mêmes
: le malheur de vivre et l'amour de la vie, l'angoisse de mourir, l'absence de
Dieu... Un dialogue à crier de joie. Une image sublime, transparente
comme celle d'Ozu. Le noir et blanc du film dans le film est d'un gris
bleuté qui le rend plus beau, plus présent, plus émouvant
que la couleur ocre, discrète, de la vie réelle. Ici, c'est la
couleur qui est triste. Et la façon dont Tom Baxter se colore ou se
décolore, selon qu'il sort ou rentre dans l'écran, nous fait
jubiler. Pourquoi ? Ah ça, c'est le mystère des
chefs-d'uvre. |
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Claude-Marie Trémois
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| Une
idée par seconde. A chaque seconde une émotion originale
génératrice de rire, de mélancolie et toujours de
réflexion. On voudrait retenir l'instant qui passe pour mieux le
savourer. Plusieurs visions de La rose pourpre du Caire ne sauraient en
épuiser le plaisir. C'est cela un chef-d'uvre. |
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Claude Baignères
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| Cette réussite parfaite, fut, de très loin, le meilleur film du festival de Cannes. C'est du cinéma fait dans le bonheur et qui rend heureux. Une invention de tous les instants. Et une élégance dans la réalisation qui fait oublier la technique pour le plaisir... Woody Allen avec des moyens apparemment très simples, mais avec une virtuosité de chaque minute, donne une bien belle leçon de spectacle. Le cinéma est, par excellence, l'art de l'illusion et Woody Allen est passé maître en la matière. | ||||||
| Robert Chazal France Soir mai 1985 |
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