Avec :
Woody ALLEN
Diane KEATON
Alan ALDA
Anjelica HUSTON
Jerry ADLER
Lynn COHEN

Directeur de la photo :
Carlo DI PALMA

Musiques :
Richard WAGNER,
Cole PORTER,
Miklos ROZSA,
Lorenz HART et Richard ROGERS,
Louis PRIMA,
Errol GARNER...

Manhattan murder mystery
1993
couleurs
1h48

Les projections

 

 

Synopsis
Larry et Carol Lipton (Woody et Diane), habitent un de ces immeubles chics de Manhattan dont les locataires s'ignorent les uns les autres. Un jour, les House, un vieux couple logeant sur le même palier, les invitent à prendre le café. Peu de temps après, les Lipton apprenent que madame House est morte subitement d'une crise cardiaque. Carol s'interroge aussitôt, la vieille dame semblait en parfaite santé et son mari, rencontré le jour des obsèques en compagnie de sa fidèle assistante, Mrs Dalton, a l'air fort peu affecté par son deuil. Au grand affolement de Larry, Carol se met à fouiner dans l'appartement des House... Persuadée qu'elle a affaire à un meurtrier, Carol se lance, en compagnie de Ted (Alan Alda), son ancien soupirant, dans une enquête de plus en plus risquée.

 
 

 

   
 

La critique
Le nouveau Woody Allen est un formidable film mineur. Mineur, c'est-à-dire à rebrousse-poil du film majoritaire. Donc essentiel... Meurtre mystérieux à Manhattan dure à peu près ce que durent les films (1h48 chrono), mais, formellement, il a la vitesse de l'esquise, le culot du croquis, la folle légèreté d'une fête ou on déconne à plein tube, le souffle continu d'une nouvelle époustouflante de 60 pages. De plan séquence en plan séquence, la caméra semble littéralement voler d'épaule en épaule. Tout est dans le mouvement, rien dans le léchage des images, loin de tout chromo. Allen n'est ni fatigué, ni aigri, ni abbatu par ces temps de crises domestique et mondiale, il est au mieux de son art et jongle avec tout ce qui bouge.

   
  Jean-Pierre Thibaudat
Libération
octobre 1993
     
 

Woody Allen vient de tourner un nouveau film formidable. Les références à Hitchcock y sont évidentes, les retours au passé transparents... Dans la veine de Annie Hall et de Maris et femmes, le cinéaste renoue avec ses personnages favoris : des clowns tristes, des évadés de Fellini, des coupables potentiels, des pleureuses et des cyniques existentiels. On les aime. On les aime beaucoup.
François Forestier

     
  Le Nouvel Observateur
octobre 1993
     
 
Le film est haletant d'un bout à l'autre, souvent irrésistible. Il marque une pause dans le parcours de Woody Allen, un retour à la comédie pure de ses débuts. Woody s'amuse et les répliques fusent... A travers ce film de pur divertissement, Woody Allen rend hommage au cinéma qu'il aime. Et cette fois, non pas à Bergman ou à Fellini, mais bien aux réalisateurs américains de son enfance : Billy Wilder, Hitchcock, Orson Welles.

     
  Claire Julliard
Le Nouvel Observateur
juin 1998